À compter du 1er janvier 2026, plusieurs évolutions importantes entreront en vigueur en matière de droit des étrangers. Ces changements s’inscrivent dans une logique de renforcement des exigences d’intégration, notamment à travers de nouvelles conditions linguistiques et civiques.
S’ils concernent principalement certaines catégories de titres, ils doivent être anticipés par les employeurs, les candidats et les professionnels de l’immigration.
La mise en place d’un examen civique obligatoire
À partir de 2026, un examen civique standardisé deviendra obligatoire pour certaines démarches administratives.
Contenu de l’examen
L’épreuve prendra la forme d’un test de 40 questions, portant notamment sur :
· l’histoire de France,
· les valeurs de la République,
· la culture nationale,
· le fonctionnement des institutions françaises.
Un taux de réussite de 80 % de bonnes réponses sera exigé pour valider l’examen.
Personnes concernées
Cet examen civique s’appliquera aux :
· demandeurs de la nationalité française,
· demandeurs de la carte de résident de 10 ans,
· demandeurs d’une carte de séjour pluriannuelle, à l’exception des titulaires de titre Talent.
Cette nouvelle étape viendra donc s’ajouter au parcours administratif existant et devra être intégrée dans le calendrier des démarches.
Un niveau de langue renforcé pour certains titres
En parallèle de l’examen civique, la réforme prévoit un durcissement des exigences linguistiques, avec des niveaux relevés pour plusieurs statuts.
Carte de résident : niveau B1 requis
Pour l’obtention d’une carte de résident de 10 ans, le niveau de langue exigé passera de A2 à B1.
Ce relèvement vise à renforcer l’autonomie linguistique des titulaires de ce titre de séjour durable.
Nationalité française : niveau B2 exigé
Les demandeurs de la nationalité française devront désormais justifier d’un niveau B2, contre B1 actuellement.
Il s’agit d’un changement significatif, impliquant une maîtrise plus avancée de la langue française.
Maintien du niveau A2 pour certains renouvellements
Le niveau A2 restera toutefois suffisant pour le renouvellement d’une carte de séjour pluriannuelle, ce qui limite l’impact de la réforme pour certains profils déjà installés.
Quels enjeux pour l’immigration professionnelle ?
Même si certaines catégories — notamment les Talent — restent partiellement exclues de ces nouvelles obligations, ces évolutions traduisent une tendance claire : le parcours d’intégration devient un critère structurant du droit au séjour à moyen et long terme.
Pour les employeurs et les candidats internationaux, cela implique :
· d’anticiper plus tôt les conditions d’accès aux titres de séjour durables,
· d’intégrer les exigences linguistiques et civiques dans les parcours d’installation en France,
· et d’adapter les stratégies de mobilité internationale à ce cadre plus exigeant.
À retenir
· À compter du 1er janvier 2026, un examen civique obligatoire sera instauré pour plusieurs titres.
· Les exigences linguistiques seront renforcées, notamment pour la carte de résident et la nationalité.
· Ces changements nécessitent une anticipation accrue des parcours administratifs en immigration professionnelle.
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