À compter du 2 avril 2026, les autorités américaines renforcent significativement leur politique de contrôle des visas visiteurs (B-1/B-2) en étendant le Visa Bond Pilot Program (VBPP) à 12 nationalités supplémentaires. Cela porte à 50 le nombre de nationalités soumises à des conditions de délivrance de visa B-1/B-2 plus strictes.
Cette évolution marque un tournant dans la gestion des mobilités de courte durée vers les États-Unis, avec un recours accru aux mécanismes de garantie financière.
Un dispositif ciblé et plus contraignant
Le programme s’applique désormais à un ensemble élargi de nationalités considérées comme présentant un risque accru pour les États-Unis. Pour les ressortissants concernés, les conditions d’entrée et de séjour peuvent être significativement renforcées. Les mesures susceptibles d’être mises en œuvre incluent notamment :
- la délivrance d’un visa à entrée unique,
- une durée de séjour limitée à 30 jours,
- l’exigence d’une caution financière pouvant atteindre 15 000 USD.
Cette caution est restituée uniquement en cas de respect strict des conditions de séjour, notamment en ce qui concerne la durée autorisée et l’absence d’activité non conforme.
Des impacts opérationnels pour les entreprises
L’extension du VBPP entraîne des conséquences concrètes pour les entreprises organisant des déplacements professionnels vers les États-Unis. Parmi les principaux enjeux :
- une complexification des mobilités de courte durée,
- un allongement potentiel des délais consulaires,
- une augmentation des risques en cas d’erreur administrative, notamment en matière de suivi des entrées et sorties du territoire .
Ces évolutions imposent aux équipes RH et mobilité internationale d’anticiper davantage les déplacements et de renforcer leurs processus de conformité.
Une évolution révélatrice d’un durcissement global
Au-delà de ses aspects opérationnels, l’extension du Visa Bond Pilot Program s’inscrit dans une tendance plus large de renforcement des contrôles migratoires aux États-Unis. Elle traduit une volonté accrue des autorités de sécuriser les entrées sur le territoire, y compris pour des séjours de courte durée.
En conclusion
Le renforcement du dispositif applicable aux visas B-1/B-2 constitue un enjeu majeur pour les entreprises internationales. La maîtrise de ces nouvelles contraintes devient essentielle pour sécuriser les déplacements professionnels et éviter tout risque de non-conformité.
Cette alerte a été préparée avec l’information transmise par notre partenaire Bruna Frota et son équipe de INLG, et publiée avec leur permission.
